« La peine de mort n’est donc pas un droit. » La décision abolitionniste de Beccaria
Dans Des délits et des peines, Beccaria s’émancipe des présupposés culturels qui soutenaient la légitimité de la peine de mort : l’autorité de la tradition, l’idéologie de la sanction exemplaire, le rétributivisme, l’organicisme, l’identification de l’ennemi et du délinquant. Libéré de ces automati...
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| Главные авторы: | , |
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| Формат: | Article ou chapitre numérique |
| Язык: | Français |
| Опубликовано: |
2023
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| Предметы: | |
| Online-ссылка: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Итог: | Dans Des délits et des peines, Beccaria s’émancipe des présupposés culturels qui soutenaient la légitimité de la peine de mort : l’autorité de la tradition, l’idéologie de la sanction exemplaire, le rétributivisme, l’organicisme, l’identification de l’ennemi et du délinquant. Libéré de ces automatismes intellectuels, il développe un argumentaire abolitionniste fondé sur une nouvelle conception de la peine, envisagée comme instrument de la liberté du citoyen et non comme instrument de pouvoir du souverain. Déduit du modèle individualiste du contrat social, cet argumentaire repose sur un double principe d’économie pénale et de priorité accordée à la protection de la vie. Il débouche sur une inversion du paradigme pénal de la guerre : aux yeux de Beccaria, c’est l’exécution capitale et non le crime qui est un acte de guerre. |
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