Juger Carrier, ou le droit à une vérité « intentionnelle »

Dès l’été 1794, la Convention affiche la volonté d’une nouvelle ligne politique construite sur une « justice [désormais] à l’ordre du jour ». L’abrogation du décret du 22 prairial, le 14 thermidor an ii (1er août 1794) en est une des mesures exemplaires et semble ouvrir la voie à des préoccupations...

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Detalhes bibliográficos
Autor principal: Gomez-Le Chevanton, Corinne
Formato: Article ou chapitre numérique
Idioma:Français
Publicado em: 2021
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Acesso em linha:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Descrição
Resumo:Dès l’été 1794, la Convention affiche la volonté d’une nouvelle ligne politique construite sur une « justice [désormais] à l’ordre du jour ». L’abrogation du décret du 22 prairial, le 14 thermidor an ii (1er août 1794) en est une des mesures exemplaires et semble ouvrir la voie à des préoccupations nouvelles nées du rejet d’une partie du passé. Contraints de juger des pratiques de la Terreur au moment du procès du Comité révolutionnaire de Nantes et de Carrier, quelle est la stratégie de la Convention et du Tribunal révolutionnaire ? Entendent-ils engager une recherche de la vérité, punir des coupables, dans un cadre de réconciliation et avec de nouvelles normes ? Ou, au contraire, le procès est-il un élément d’une « transition », longtemps réduite à une politique alternativement punitive et réparatrice ?