Mort d’un collabo, 13 mai 1943, Gilles Antonowicz, édition Nicolas Eybalin, coll. « Au vif de l’histoire », 2013, 320 pages

En conclusion, il faut se demander de quelle autorité est investi l’expert, si autorité il y a, et quels rôles jouent respectivement, d’une part, la notoriété du professionnel désigné par le juge à partir des listes établies, d’autre part sa compétence actualisée, dans la reconnaissance de cette aut...

Deskribapen osoa

Gorde:
Xehetasun bibliografikoak
Egile nagusia: Jean, Jean-Paul
Formatua: Article ou chapitre numérique
Hizkuntza:Français
Argitaratua: 2014
Sarrera elektronikoa:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Deskribapena
Gaia:En conclusion, il faut se demander de quelle autorité est investi l’expert, si autorité il y a, et quels rôles jouent respectivement, d’une part, la notoriété du professionnel désigné par le juge à partir des listes établies, d’autre part sa compétence actualisée, dans la reconnaissance de cette autorité. Au-delà de la personne de l’expert lui-même, il apparaît nettement que la définition d’un champ d’expertise judiciaire contribue à la promotion de certaines pratiques professionnelles, et que le processus de reconnaissance sociale qui en résulte trouve un achèvement ultime dans la transformation qu’opère, au final, le verdict du juge, qui seul a le pouvoir de transmuer le fait informé par l’expert en un droit qui s’impose à la communauté. Pour autant, la frontière s’avère dans certains cas mouvante, du moins sujette à franchissement, entre une parole d’expert qu’orientent a priori les catégories juridiques qui la rendent audible dans le cadre judiciaire et une parole de véridiction, le jugement, chargée de qualifier des faits qui ne cessent d’échapper aux dites catégories. À tout le moins, une symbiose étroite entre le juge et l’expert s’avère en ces cas nécessaire.