Témoignages et monitoires : de l'affaire du chevalier de La Barre à l'oralité des débats au xixe siècle
Depuis l’introduction de la procédure inquisitoire en France, dire ce que l’on sait, ce que l’on a vu ou entendu fait partie des devoirs de chacun. Sous l’Ancien Régime, ce mode de preuve subjectif est organisé en coopération avec l’Église à laquelle il est imposé de participer activement à la justi...
Gardado en:
| Auteurs principaux: | , |
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| Formato: | Article ou chapitre numérique |
| Idioma: | Français |
| Publicado: |
2014
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| Acceso en liña: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Résumé: | Depuis l’introduction de la procédure inquisitoire en France, dire ce que l’on sait, ce que l’on a vu ou entendu fait partie des devoirs de chacun. Sous l’Ancien Régime, ce mode de preuve subjectif est organisé en coopération avec l’Église à laquelle il est imposé de participer activement à la justice par le biais des monitoires à fin de révélation. L’exécution du chevalier de La Barre pour blasphème a rendu suspect cette pratique. Avec la Révolution et l’oralité des débats judiciaires devenus publics, le sens civique est à l’honneur ce qui redonne vigueur aux témoignages. Qu’ils soient un instrument politique ou au service de la société, les témoignages ont fait basculer la procédure vers l’intime conviction des juges et ont posé les bases anthropologiques de notre justice. |
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