Le témoignage dans l'histoire de la justice française, entre sacralité et méfiance
La présente partie entend mettre en exergue les enjeux judiciaires, mais aussi philosophiques et psychologiques du témoignage. Le droit et la procédure criminelle français ont longtemps oscillé entre deux exigences contradictoires, d’une part le besoin vital de témoignages faute d’aveux, et d’autre...
Enregistré dans:
| Hovedforfatter: | |
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| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Sprog: | Français |
| Udgivet: |
2014
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| Online adgang: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Summary: | La présente partie entend mettre en exergue les enjeux judiciaires, mais aussi philosophiques et psychologiques du témoignage. Le droit et la procédure criminelle français ont longtemps oscillé entre deux exigences contradictoires, d’une part le besoin vital de témoignages faute d’aveux, et d’autre part une méfiance très ancienne et doctrinalement étayée envers des récits soupçonnés d’être, volontairement ou non, déformés. Le choix entre ces deux préoccupations a varié selon que l’on a privilégié ou bien la répression, admettant plus largement les témoins, ou bien au contraire les droits de la défense, entourant alors le témoignage de garanties procédurales. Dans un système français héritier de l’inquisitoire romano-canonique, le témoignage fut longtemps sacralisé, puis frappé de méfiance lorsque la Révolution fit triompher l’intime conviction. Il serait aujourd’hui réhabilité comme vecteur de pacification sociale, après la césure que constituèrent Nuremberg et les tribunaux pénaux internationaux. |
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