Le peuple et l'exécution capitale au Moyen Âge

Le développement des tribunaux seigneuriaux et royaux à partir du xiie siècle, n’a pas totalement évacué la place du peuple dans la façon d’exécuter les sentences. La sanction reste considérée comme une réparation d’honneur et le peuple doit être présent lors des rituels judiciaires qui l’accompagn...

Descrizione completa

Salvato in:
Dettagli Bibliografici
Autore principale: Gauvard, Claude
Natura: Article ou chapitre numérique
Lingua:Français
Pubblicazione: 2014
Accesso online:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Descrizione
Riassunto:Le développement des tribunaux seigneuriaux et royaux à partir du xiie siècle, n’a pas totalement évacué la place du peuple dans la façon d’exécuter les sentences. La sanction reste considérée comme une réparation d’honneur et le peuple doit être présent lors des rituels judiciaires qui l’accompagnent (ré-investitures, amendes honorables et toutes les peines infamantes). Rameuté par les sergents, il est aussi tenu d’assister aux exécutions capitales. Si la dimension d’exemplarité de la peine de mort ne peut pas être négligée, la présence du peuple n’est pas seulement passive. Elle sert à mémoriser les décisions prises pour affirmer le pouvoir du juge, mais elle suppose aussi un véritable accord avec l’autorité judiciaire sur le choix du condamné, si bien que les fourches patibulaires ne sont pas réellement un objet de crainte pour la communauté.