« Le fin et le faux » dans l’orfèvrerie au xviie siècle. Statut de l’objet et statut du fabricant

La falsification des métaux, sous l’Ancien Régime, est un délit durement réprimé. La corporation des orfèvres est pour cela soumise à une surveillance policière, partagée entre plusieurs pouvoirs parmi lesquels figure la corporation elle-même. Cette police intégrée est toutefois contestée par une co...

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Dades bibliogràfiques
Autor principal: Marraud, Mathieu
Format: Article ou chapitre numérique
Idioma:Français
Publicat: 2026
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Descripció
Sumari:La falsification des métaux, sous l’Ancien Régime, est un délit durement réprimé. La corporation des orfèvres est pour cela soumise à une surveillance policière, partagée entre plusieurs pouvoirs parmi lesquels figure la corporation elle-même. Cette police intégrée est toutefois contestée par une cour souveraine, la Cour des monnaies. Le cas d’un procès intenté contre plus de vingt orfèvres, entre 1677 et 1678, montre alors combien le délit de falsification doit être sorti de sa dimension simplement punitive. Il est un outil de délimitation des groupes sociaux et économiques entre eux, un outil d’affirmation politique entre magistrats royaux et marchands, mais aussi un outil de discrédit monétaire agité par des manipulateurs d’argent. Au-delà de la qualité des métaux précieux, ce procès met donc avant tout en débat la qualité des personnes, et pose alors la question des régulations opérées par la police des métiers à cette période.