Nicole Bériou, Religion et communication : un autre regard sur la prédication au Moyen Âge, Genève, Droz, coll. « Titre courant », Paris, 2018.

Cet article vise à explorer les raisons de la faible connexion entre l’historiographie religieuse et l’histoire globale dans les recherches portant sur les périodes allant de la fin du xviiie siècle à nos jours (regroupées en France sous le terme d’« époque contemporaine »). D’un côté l’histoire gl...

Deskribapen osoa

Gorde:
Xehetasun bibliografikoak
Egile nagusia: Sère, Bénédicte
Formatua: Article ou chapitre numérique
Hizkuntza:Français
Argitaratua: 2019
Sarrera elektronikoa:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Deskribapena
Gaia:Cet article vise à explorer les raisons de la faible connexion entre l’historiographie religieuse et l’histoire globale dans les recherches portant sur les périodes allant de la fin du xviiie siècle à nos jours (regroupées en France sous le terme d’« époque contemporaine »). D’un côté l’histoire globale, qui s’est structurée à partir des sciences économiques et politiques, semble peu intéressée par les faits religieux, jugés peu explicatifs des phases les plus récentes de la globalisation. De l’autre, l’historiographie religieuse, qui a cherché à séculariser ses démarches, semble méfiante vis-à-vis d’une histoire globale parfois ordonnée à une sorte de théologie de la convergence. Dans leur très grande majorité, quand les historiens du fait religieux contemporain dépassent les frontières nationales dans leurs travaux de recherche, ils privilégient le paradigme de « l’histoire transnationale » et non celui de l’histoire globale. Tout en reconnaissant les mérites de ce positionnement « humble », l’auteur plaide pour une histoire globalisée du fait religieux contemporain, qui mettrait à l’épreuve des sources les théories sociologiques du religieux globalisé, qui discuterait les hypothèses des historiens de la globalisation, et qui analyserait à nouveaux frais les dynamiques du religieux dans l’histoire récente de l’humanité.