Michel Kaplan, Pouvoirs, Église et sainteté. Essais sur la société byzantine, Paris, Publications de la Sorbonne, Les Classiques de la Sorbonne 3, 2011, 643 p.

RésuméLa « Guerre de Cent ans » comme concept historiographique est d’abord le produit d’un discours sur la guerre et la paix tenu par les acteurs même de ce conflit, un discours qui construit la réalité historique autant qu’il est construit par elle. Ce discours traduit des enjeux politiques import...

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التفاصيل البيبلوغرافية
المؤلف الرئيسي: Puech, Vincent
التنسيق: Article ou chapitre numérique
اللغة:Français
منشور في: 2013
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الملخص:RésuméLa « Guerre de Cent ans » comme concept historiographique est d’abord le produit d’un discours sur la guerre et la paix tenu par les acteurs même de ce conflit, un discours qui construit la réalité historique autant qu’il est construit par elle. Ce discours traduit des enjeux politiques importants et il n’est pas resté identique tout au long de la période. La guerre est d’abord présentée comme « emprise » chevaleresque lancée par Édouard III contre l’usurpateur Philippe de Valois. Elle devient ensuite la guerre des deux royaumes de France et d’Angleterre à laquelle il faut mettre fin par l’établissement d’une paix finale. C’est sur cet arrière-plan qu’il faut comprendre la conclusion non seulement du traité de Brétigny-Calais en 1360 mais aussi du traité de Troyes en 1420. Mais cet enjeu a été ensuite volontairement gommé chez les historiens qui ont parlé du traité de Troyes. Dans l’historiographie française, la « Guerre de Cent ans » est devenue une guerre menée par un adversaire qui voulait faire disparaître le royaume de France en tant que pays indépendant mais qui, par contrecoup, avait provoqué la prise de conscience par la nation française elle-même de son identité.