Les « Écoles historiques » à l'épreuve de Gabriel Monod. Un historien célébré et méconnu

RésuméÀ l’occasion du centenaire de la mort de Gabriel Monod, cet article s’attache à éclairer le paradoxe apparent de sa fortune. Pour tous les récits autorisés de la construction de la profession d’historien en France, Monod est une figure centrale, l’un des deux pères tutélaires de « l’école méth...

Szczegółowa specyfikacja

Zapisane w:
Opis bibliograficzny
1. autor: Lévy-Dumoulin, Olivier
Format: Article ou chapitre numérique
Język:Français
Wydane: 2013
Hasła przedmiotowe:
Dostęp online:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Opis
Streszczenie:RésuméÀ l’occasion du centenaire de la mort de Gabriel Monod, cet article s’attache à éclairer le paradoxe apparent de sa fortune. Pour tous les récits autorisés de la construction de la profession d’historien en France, Monod est une figure centrale, l’un des deux pères tutélaires de « l’école méthodique » avec Ernest Lavisse. Pourtant, derrière ce rôle majeur transparaît une relative désaffection : tous les indicateurs révèlent qu’au regard de l’intérêt fort pour Lavisse ou Seignobos Gabriel Monod n’est évoqué qu’avec parcimonie, cité plutôt que lu. Marc Bloch déjà, dans l’ Apologie, ne lui laisse pas de place quand Mabillon, Fustel et Seignobos sont cités.Pour éclairer cette situation paradoxale l’histoire de la relation privilégiée de Monod avec l’œuvre de Michelet est essentielle. Tout d’abord son attrait pour elle marginalise sa production, quand l’intérêt pour Michelet s’estompe au début du xxe siècle. Sa passion pour l’homme et l’œuvre apparaît en contradiction avec ses principes ou bien fait de lui un marginal au regard des « méthodiques ». Cependant, l’article conclut dans un sens différent et avance l’idée que le sort intellectuel de Monod met en lumière les limites de pertinence, voire l’inadéquation de la notion « d’école historique » pour rendre compte de l’histoire de l’historiographie.