Stéphane Morin, Trégor, Goëlo, Penthièvre. Le pouvoir des comtes de Bretagne du xie au xiii?e siècle, Rennes, pur-Société d’émulation des Côtes-d’Armor, Collection « Histoire », 2010, 406 p. (Préface d’Yves Sassier)

RésuméLa période 1880-1910 constitue un moment clef dans l’histoire du commerce des perles, une sorte « d’âge d’or ». En effet, les perles connaissent alors un processus de mondialisation accéléré qui consacre la suprématie d’une zone perlière unique, alors sous gouvernance britannique : le golfe Ar...

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Bibliografske podrobnosti
Glavni avtor: Jeanneau, Cédric
Format: Article ou chapitre numérique
Jezik:Français
Izdano: 2011
Online dostop:Accès Université d'Orléans et IFPM
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Opis
Izvleček:RésuméLa période 1880-1910 constitue un moment clef dans l’histoire du commerce des perles, une sorte « d’âge d’or ». En effet, les perles connaissent alors un processus de mondialisation accéléré qui consacre la suprématie d’une zone perlière unique, alors sous gouvernance britannique : le golfe Arabo-Persique. Deux types de flux marchands, liant le Golfe à d’autres espaces du monde, doivent cependant être soigneusement distingués. Certaines perles étaient réservées au marché « régional », c’est-à-dire au commerce avec la Perse, l’Empire ottoman, la côte ouest de l’Inde ou encore avec d’autres espaces de l’océan Indien, tandis que d’autres types de perles étaient exportées vers Londres, Paris, Hambourg ou New York.Pour répondre à cette demande fortement accrue, c’est donc une sorte de « monoactivité » perlière qui se développa dans le Golfe, employant lors de la longue saison de la pêche qui s’étendait d’avril à novembre, une main-d’œuvre originaire des rives perses et arabes, sous la conduite de riches marchands indiens, très bien implantés dans le Golfe et dans l’océan Indien.Durant une trentaine d’années, face au succès de ces ornements, employés en bijouterie comme dans l’industrie textile, différents types d’acteurs se pressèrent dans le Golfe. Les archives britanniques mentionnent notamment de puissants industriels allemands pour qui cette zone du monde représentait un espace à part, héritier des richesses de l’antique Mésopotamie et que l’Allemagne bismarckienne pouvait conquérir. Ces entrepreneurs allemands cherchèrent à développer des techniques de pêche modernes dans le Golfe afin d’augmenter les récoltes de perles et surtout de concurrencer les Britanniques dans un espace que ces derniers contrôlaient depuis le début du xixe siècle. Face à cette « ruée » vers les perles du Golfe et à ce phénomène de mondialisation, les Britanniques mirent en place une législation complexe. Entre « protectionnisme » et « laisser-faire », les mesures prises à partir de 1890 témoignent d’intérêts fort divergents. Les Britanniques désiraient d’un côté protéger l’économie locale contre l’ingérence étrangère et le risque de concurrence de main-d’œuvre importée du subcontinent indien et favoriser les sociétés britanniques présentes dans le Golfe. De l’autre, demeurant attachés au « laisser-faire » et au libéralisme économique, les Anglais souhaitaient que le Golfe demeure un espace ouvert aux puissances étrangères. C’est donc par une législation maritime unique, définissant des zones de pêche réservées aux populations de la côte de la Trêve que les Anglais maintinrent leur primat politique et économique dans le Golfe.