Les hiérarchies de l'honneur.
RESUME Les mots vivent et meurent : il en est ainsi de « hiérarchie » rejeté aujourd’hui par les sciences sociales au profit de termes plus techniques ; le mot connaît pourtant un grand succès au Moyen Âge dès le VIIIe siècle, grâce au Pseudo-Denys, et il est encore utilisé au XIVe siècle par l’aute...
Gorde:
| Egile nagusia: | |
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| Formatua: | Article ou chapitre numérique |
| Hizkuntza: | Français |
| Argitaratua: |
2009
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| Gaiak: | |
| Sarrera elektronikoa: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Gaia: | RESUME
Les mots vivent et meurent : il en est ainsi de « hiérarchie » rejeté aujourd’hui par les sciences sociales au profit de termes plus techniques ; le mot connaît pourtant un grand succès au Moyen Âge dès le VIIIe siècle, grâce au Pseudo-Denys, et il est encore utilisé au XIVe siècle par l’auteur du Songe du Viel Pelerin, Philippe de Mézières. L’adoption de la grille d’analyse dionysienne sert plus que jamais à donner de la société une conception psychologique globale. Reducere per media ad unum, tel est postulat du Pseudo-Denys. Cette grille nouvelle sert opportunément à la fin du Moyen Âge dans un contexte de réforme et de croisade. Certes, les trois hiérarchies y sont quelque peu bousculées : on passe de trois à quatre hiérarchies, mais ce changement est voulu. La hiérarchie supplémentaire, dédoublement du studium ou ajout à celui-ci, est amenée par le rôle grandissant de l’institution judiciaire. Le but du retour ultérieur à l’Un est, grâce au Pseudo-Denys et à l’alchimie morale, la découverte de l’ « élixir », de la « pierre philosophale », objets d’une quête résumés en une formule, l’ « honneur du Christ », devenu l’honneur de l’humanité entière rassemblée en un unique destin. Voilà comment, à travers un songe, l’utilisation du Pseudo-Denys, inspirée par le nominalisme du temps et par un pragmatisme mystique, permet de porter un regard aigu sur les transformations de la rationalité médiévale. |
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