L'histoire du corps, un puzzle inachevé
RÉSUMÉ L’article étudie comment les avant-gardes parisiennes purent rester d’avant-garde et gagner la reconnaissance, alors que le soutien du marché de l’art leur était a priori refusé – et qu’elles le refusaient par principe. C’est d’abord un détour commercial par l’étranger qui leur permit de per...
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| Κύριος συγγραφέας: | |
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| Μορφή: | Article ou chapitre numérique |
| Γλώσσα: | Français |
| Έκδοση: |
2007
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| Θέματα: | |
| Διαθέσιμο Online: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Περίληψη: | RÉSUMÉ
L’article étudie comment les avant-gardes parisiennes purent rester d’avant-garde et gagner la reconnaissance, alors que le soutien du marché de l’art leur était a priori refusé – et qu’elles le refusaient par principe. C’est d’abord un détour commercial par l’étranger qui leur permit de persister dans leur avant-gardisme. Du réalisme de Courbet et de ses émules dans les années 1850 et 1860, jusqu’au fauvisme et au cubisme, la plupart des artistes d’avant-garde réussirent à exporter une peinture moins novatrice que ce qu’ils exhibaient dans le champ artistique parisien. En jouant sur les décalages entre les champs artistiques nationaux, ils prétendaient en outre à une reconnaissance étrangère qui prouvait le retard parisien, et activaient la jalousie nationaliste de leurs contemporains. Ce détour et ses conséquences symboliques et commerciales furent rendus possibles par un intelligent travail, plus ou moins conscient, de manipulation de sens du message idéologique et esthétique des avant-gardes entre Paris et l’étranger. Ce vaste transfert culturel, des plus réussis, était aussi des plus riches en quiproquos. |
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