Le contentieux électoral sous le Directoire
RÉSUMÉ Il faut remettre en cause une certaine vulgate concernant le prétendu « illibéralisme » de la pensée républicaine de la décennie révolutionnaire. Pour cela, le phénomène électoral observé à plusieurs niveaux – la législation, les pratiques, les débats – est un bon test. Certaines avancées lég...
Gardado en:
| Autor Principal: | |
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| Formato: | Article ou chapitre numérique |
| Idioma: | Français |
| Publicado: |
2007
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| Sujets: | |
| Acceso en liña: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Résumé: | RÉSUMÉ
Il faut remettre en cause une certaine vulgate concernant le prétendu « illibéralisme » de la pensée républicaine de la décennie révolutionnaire.
Pour cela, le phénomène électoral observé à plusieurs niveaux – la législation, les pratiques, les débats – est un bon test. Certaines avancées légales, dont on souligne complaisamment l’échec, comme le problème des candidatures, doivent être relativisées. Certaines pratiques, comme les scissions d’assemblées, ne relèvent certainement pas d’une culture pluraliste. En revanche, les débats sur les validations électorales de 1797 à 1799 sont d’une très grande richesse, et révèlent que l’un des enjeux était bien le pluralisme politique. Ce dernier peut s’exprimer par le respect du principe majoritaire, ou par la compétition de minorités organisées. Il est explicitement revendiqué lorsque le coup d’État de Brumaire vint interrompre une réflexion marquée par l’expérimentation, et empreinte de pragmatisme. |
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