Routes et modalités du commerce des esclaves dans la Méditerranée des Temps modernes (XVIe, XVIIe et XVIIIe siècles)
RÉSUMÉ L’esclavage dont il est question dans cet article est une forme spécifique de servitude propre à l’espace méditerranéen des Temps modernes et qui n’a que peu à voir avec l’esclavage antique ou la traite atlantique. Trois courants principaux concourent à l’alimenter. Le premier concerne les No...
Tallennettuna:
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| Aineistotyyppi: | Article ou chapitre numérique |
| Kieli: | Français |
| Julkaistu: |
2006
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| Linkit: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Yhteenveto: | RÉSUMÉ
L’esclavage dont il est question dans cet article est une forme spécifique de servitude propre à l’espace méditerranéen des Temps modernes et qui n’a que peu à voir avec l’esclavage antique ou la traite atlantique. Trois courants principaux concourent à l’alimenter. Le premier concerne les Noirs, hommes ou femmes, achetés ou capturés au cœur de l’Afrique sahélienne et conduits par caravanes jusqu’aux ports du littoral méditerranéen d’où ils sont expédiés par mer vers le Moyen-Orient, gros demandeur de force de travail domestique. Un deuxième groupe est constitué des prisonniers de guerre capturés à l’occasion de l’expansion ottomane sur le limes continental de l’Empire, auxquels s’ajoutent les esclaves razziés en territoire slave par les Tatars de Crimée : tous contribuent à nourrir en force de travail servile (brute ou spécialisée) les bagnes et les chiourmes ottomanes. Comme le précédent, ce trafic concerne essentiellement la Méditerranée orientale. En revanche, les captifs du corso (chrétien ou musulman) en Méditerranée occidentale, relèvent d’une économie de la rançon où l’esclave devient moins une force de travail (sauf pour les galères) qu’un moyen de faire de l’argent. |
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