Theodore Evergates (éd.), Aristocratic women in Medieval France, Philadelphie, University of Pennsylvania Press, 1999, 272 p.

RÉSUMÉ À partir de 1820, à travers les prix Montyon, l’Académie française récompense des livres utiles aux mœurs et distingue des pauvres vertueux, traçant la morale qu’elle souhaite voir adoptée par ces Français jugés mineurs que sont les femmes et les membres du peuple. Au-delà de l’épargne, de l’...

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मुख्य लेखक: Santinelli-Foltz, Emmanuelle
स्वरूप: Article ou chapitre numérique
भाषा:Français
प्रकाशित: 2002
ऑनलाइन पहुंच:Accès Université d'Orléans et IFPM
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विवरण
सारांश:RÉSUMÉ À partir de 1820, à travers les prix Montyon, l’Académie française récompense des livres utiles aux mœurs et distingue des pauvres vertueux, traçant la morale qu’elle souhaite voir adoptée par ces Français jugés mineurs que sont les femmes et les membres du peuple. Au-delà de l’épargne, de l’hygiène, du nécessaire amour du prochain qui trouvent naturellement leur place dans ce corpus, se font jour d’autres thèmes tenus pour indispensables à l’élaboration de la vertu. Face au désir rapide de réussite, la morale développée insiste sur les mérites d’une ascension douce et régulière. Pour atteindre la vertu, l’acte bienfaisant doit échapper à l’élan charitable et s’inscrire dans la durée. Se dessine un « temps de la vertu », déroulant l’action dans la lenteur, la continuité et la permanence. Sur de telles bases, seul le pauvre, le plus souvent une femme, montrant un désir de sacrifice inaltérable et constamment renouvelé, mérite d’être distingué. Assigné à la vertu à perpétuité il reste enfermé dans sa pauvreté. L’article fait apparaître une proposition de gestion du temps différente selon le statut social ou le sexe.