Ce que la science doit à l’empathie
Cet article s’intéresse au psychiatre William Healy, fondateur du Juvenile Psychopathic Institute à Chicago, première institution spécifiquement dédiée à l’étude médico-légale des enfants judiciarisés. Contribution à l’histoire des sensibilités professionnelles de l’expertise, il analyse les dispos...
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| Autore principale: | |
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| Natura: | Article ou chapitre numérique |
| Lingua: | Français |
| Pubblicazione: |
2026
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| Soggetti: | |
| Accesso online: | Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Riassunto: | Cet article s’intéresse au psychiatre William Healy, fondateur du Juvenile Psychopathic Institute à Chicago, première institution spécifiquement dédiée à l’étude médico-légale des enfants judiciarisés. Contribution à l’histoire des sensibilités professionnelles de l’expertise, il analyse les dispositions et les configurations institutionnelles qui rendent praticable une posture clinique compréhensive, dans un univers ordinairement structuré par la classification naturalisante et la punition routinisée. L’enquête articule trois échelles d’analyse : la sociogenèse de l’habitus de Healy (1869-1908) ; la rencontre entre affects professionnels et contraintes institutionnelles dans le travail quotidien de l’Institut (1908-1917) ; enfin, la mise en tension des normes émotionnelles implicites de l’espace judiciaire lors du procès de Nathan Leopold et Richard Loeb, deux jeunes meurtriers (1924). L’article propose ainsi de considérer l’empathie non comme un simple supplément d’âme, mais comme une ressource éthique et épistémique, qui oriente le regard clinique, structure les ambitions scientifiques et infléchit la teneur du pronostic.
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