« Pas de politique dans les théâtres d’enfants » sous la monarchie de Juillet
Sous la monarchie de Juillet, les théâtres d’enfants parisiens – des salles dont les acteurs et spectateurs étaient majoritairement des enfants – étaient frappés par une censure particulière stricte. Cependant, certaines formes de révoltes sociopolitiques et d’expressions de dissidence ont réussi à...
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| Auteur principal: | |
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| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Langue: | Français |
| Publié: |
2026
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| Sujets: | |
| Accès en ligne: | Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Résumé: | Sous la monarchie de Juillet, les théâtres d’enfants parisiens – des salles dont les acteurs et spectateurs étaient majoritairement des enfants – étaient frappés par une censure particulière stricte. Cependant, certaines formes de révoltes sociopolitiques et d’expressions de dissidence ont réussi à trouver leur place sur scène. Si la Révolution française et les soulèvements contemporains étaient largement impossibles à représenter, les révoltes scolaires de collégiens devinrent un thème central, dans l’objectif de les dépolitiser. Ces insurrections, portées par des figures historiques ou par des adolescents anonymes, participaient à la construction d’une adultéité masculine en dévalorisant toute revendication portée par des jeunes. Parallèlement, le répertoire met en lumière des formes quotidiennes de résistance enfantine – refus des violences physiques normalisées, sabotage du travail scolaire, revendication d’un accès à l’espace public etc. Ces formes de révolte ont pu être représentées parce qu’elles n’étaient pas perçues comme relevant du politique, mais comme la simple expression de défauts à corriger. En requalifiant ces gestes comme formes de contestation sociopolitique, l’article propose une nouvelle lecture de la place de l’enfance dans la culture politique du xixe siècle.
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