Les familles contemporaines : une tension entre les « je » individuels et les « nous » conjugal et familial
Selon Norbert Elias, « la société des individus » caractérise les sociétés modernes européennes au sein desquelles leurs membres se définissent d’abord par leur singularité et non plus par leurs appartenances, même choisies. Les « je » priment sur les « nous ». Dans cette perspective théorique, est...
Zapisane w:
| 1. autor: | |
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| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Język: | Français |
| Wydane: |
2023
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| Dostęp online: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Streszczenie: | Selon Norbert Elias, « la société des individus » caractérise les sociétés modernes européennes au sein desquelles leurs membres se définissent d’abord par leur singularité et non
plus par leurs appartenances, même choisies. Les « je » priment sur les « nous ». Dans cette
perspective théorique, est examiné ce mouvement d’individualisation dans les familles depuis
la fin du XIXe siècle. A grands traits, ce chapitre décrit les changements associés à l’accroissement du processus d’individualisation dans les relations conjugales et dans les relations
entre parents et enfants. Il observe le maintien de l’inégale prise en charge du « nous » selon
le genre, ce qui conduit les femmes aujourd’hui à se méfier des charmes de la vie conjugale
hétérosexuelle, à demander plus que les hommes à se séparer ou encore, dans certains cas,
à éviter la cohabitation, préférant le vivre ensemble à distance. Si les marges de liberté se sont
accrues (par le choix des formes de vie conjugale et familiale, par l’acceptation d’une plus
grande autonomie des enfants), le principe de l’égalité entre les genres notamment est loin
d’être appliqué dans les familles, d’autres transformations restent donc à venir... L’histoire de
la famille est un processus continu. |
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