▸Droit de la bioéthique, Jean-René Binet, LGDJ/Lextenso, 2017, 320 p.

Pour les couples mixtes, l’acte de prénommer leur enfant correspond à une transmission identitaire qui révèle leurs projets familiaux. Pour étayer cet argument, l’article s’appuie sur les résultats de plusieurs études qualitatives, mais évoque explicitement les résultats d’une enquête menée en 200...

Deskribapen osoa

Gorde:
Xehetasun bibliografikoak
Egile nagusia: Corpart, Isabelle
Formatua: Article ou chapitre numérique
Hizkuntza:Français
Argitaratua: 2019
Sarrera elektronikoa:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Deskribapena
Gaia:Pour les couples mixtes, l’acte de prénommer leur enfant correspond à une transmission identitaire qui révèle leurs projets familiaux. Pour étayer cet argument, l’article s’appuie sur les résultats de plusieurs études qualitatives, mais évoque explicitement les résultats d’une enquête menée en 2005-2007 auprès de descendants d’immigrés maghrébins ayant formé un couple mixte. Cette mise en commun de résultats a permis de montrer que le choix du prénom de l’enfant résulte de stratégies d’ajustements interculturels des parents. Au-delà du choix d’un stock de prénoms, ces stratégies cherchent, soit à rendre invisible la mixité familiale, soit à accentuer la culture minoritaire, soit à promouvoir une culture familiale mixte. L’analyse transversale fait émerger l’importance des logiques de genre : ces stratégies sont variables selon le sexe de l’enfant et le fait que la mère ou le père soient issus d’une culture minoritaire.