Transferts économiques, sentiments et obligations en familles précaires
Dans les classes populaires les plus précaires, le manque d’argent structure les existences et les relations. L’enjeu consiste à se protéger soi-même tout en assurant la sécurité des autres membres de sa famille, au premier rang desquels figurent les plus vulnérables. À côté des revenus déclarés ...
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| 1. Verfasser: | |
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| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Sprache: | Français |
| Veröffentlicht: |
2017
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| Online Zugang: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Zusammenfassung: | Dans les classes populaires les plus précaires, le manque d’argent structure les existences et les relations. L’enjeu consiste à se protéger soi-même tout en assurant la sécurité des autres membres de sa famille, au premier rang desquels figurent les plus vulnérables. À côté des revenus déclarés – le plus souvent les minimas sociaux – s’opèrent des transferts monétaires intra-familiaux qui visent à sécuriser autant que faire se peut les existences. À partir d’une enquête de type ethnographique, cet article montre que dans les familles populaires à faibles ressources, le care familial supplante souvent le recours aux institutions sociales, en raison de principes moraux (s’occuper des plus vulnérables), économiques (la sauvegarde économique du ménage) et affectifs (du fait de liens qui peuvent exister de longue date).
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