Accoucher sans donner naissance : les néonaticides, des histoires tues

À partir de l’étude de dossiers judiciaires de mères impliquées dans des néonaticides, soit des meurtres d’enfant dans leurs premières vingt-quatre heures de vie, nous démontrons en quoi naître implique et nécessite plus qu’un accouchement physiologique. En effet, dans ces affaires, s’il y a bien gr...

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Detalhes bibliográficos
Auteurs principaux: Vellut, Natacha, Simmat-Durand, Laurence, Tursz, Anne
Formato: Article ou chapitre numérique
Idioma:Français
Publicado em: 2015
Acesso em linha:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Descrição
Resumo:À partir de l’étude de dossiers judiciaires de mères impliquées dans des néonaticides, soit des meurtres d’enfant dans leurs premières vingt-quatre heures de vie, nous démontrons en quoi naître implique et nécessite plus qu’un accouchement physiologique. En effet, dans ces affaires, s’il y a bien grossesse, parfois même désirée, et s’il y a bien accouchement au sens strictement physiologique du terme, la naissance d’un enfant n’advient pas. Faute d’une inscription symbolique au sein de sa famille, faute d’un accueil médiatisé, cet enfant n’aura – au mieux – qu’une reconnaissance juridique. Il semble que l’isolement, ressenti par des mères qui ont peur de leurs proches et gardent leur grossesse secrète, soit déterminant. Naître est donc un processus éminent social qui nécessite que la mère ne se vive pas seule et puisse considérer les autres comme une adresse, un soutien, un recours.