Naît-on encore ? Réflexions sur la production médicale de l’accouchement
Depuis l’Antiquité, on se livre à des calculs pour estimer la durée de la grossesse. Au fil du temps, la notion de terme gestationnel a changé de sens, passant de l’idée d’intervalle pendant lequel la naissance survient, spontanément (lorsque le « fruit est mûr »), à un concept normatif postulant un...
保存先:
| 第一著者: | |
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| フォーマット: | Article ou chapitre numérique |
| 言語: | Français |
| 出版事項: |
2015
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| オンライン・アクセス: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| 要約: | Depuis l’Antiquité, on se livre à des calculs pour estimer la durée de la grossesse. Au fil du
temps, la notion de terme gestationnel a changé de sens, passant de l’idée d’intervalle pendant
lequel la naissance survient, spontanément (lorsque le « fruit est mûr »), à un concept normatif
postulant une « durée optimale de grossesse » de plus en plus serrée et assorti d’une « date
prévue d’accouchement ». Le passage d’une appréhension naturaliste à une construction logicomathématique du terme gestationnel, conjugué à la découverte de moyens de « produire la
naissance » à la demande, a entraîné la pratique sans cesse en augmentation – dans le monde
« médicalement occidentalisé » – du déclenchement artificiel de l’accouchement et de la césarienne programmée. L’article propose un examen critique de la rationalité sur laquelle s’appuie
cette programmation et en présente les implications insuffisamment appréciées. |
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