Les incidences de la réforme de la filiation sur le nom de famille

La loi, pendant longtemps, s’est assez peu intéressée à la question de la transmission du nom, abandonnée, pour une grande part, à la force de la coutume qui avait solidement établi le système du nom patronymique. Aujourd’hui, le nom se venge : pour les législateurs successifs qui s’en sont tout ré...

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Auteur principal: Louis-Pécha, Agnès
Format: Article ou chapitre numérique
Langue:Français
Publié: 2010
Accès en ligne:Accès Université d'Orléans et IFPM
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Description
Résumé:La loi, pendant longtemps, s’est assez peu intéressée à la question de la transmission du nom, abandonnée, pour une grande part, à la force de la coutume qui avait solidement établi le système du nom patronymique. Aujourd’hui, le nom se venge : pour les législateurs successifs qui s’en sont tout récemment emparés afin de moderniser un système inégalitaire 1 et jugé trop peu libéral, c’est un sujet maudit. Qu’on en juge : une loi du 4 mars 2002 2 modifiée, avant même d’entrer en vigueur, par une deuxième loi du 18 juin 2003 3 qui en rogne les dispositions les plus audacieuses ; une application différée à près de trois ans plus tard, le 1er janvier 2005, et limitée aux enfants nés à partir de cette date 4  ; une nouvelle modification six mois plus tard, par voie d’ordonnance, à l’occasion de la réforme de la filiation 5 et, pour couronner le tout, une loi de ratification 6 comportant des retouches non négligeables. Le nom aura donc exigé – et subi – quatre réformes en six ans, ce à quoi exposait immanquablement la curieuse méthode adoptée consistant à réaliser les finitions de l’édifice – le nom – avant de s’attaquer aux bases, c’est-à-dire à la filiation 7 . On aboutit ainsi à ce que la Direction des affaires civiles et du Sceau appelle « le mille-feuille » du nom, mille-feuille assez indigeste, notamment pour ceux qui doivent veiller à son application dans le temps.