Recourir aux médecines alternatives pour son enfant en bas âge : entre remise en cause et appropriation du savoir médical par des mères de classes moyennes et supérieures
Cet article prend pour objet le rapport à l’expertise médicale des mères d’enfants de moins de 3 ans de classes moyennes et supérieures ayant recours aux médecines alternatives pour leur·s enfant·s. L’exploitation de l’enquête longitudinale « Elfe » montre d’abord que les mères de classes moyennes e...
Enregistré dans:
| Auteur principal: | |
|---|---|
| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Langue: | Français |
| Publié: |
2026
|
| Sujets: | |
| Accès en ligne: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Résumé: | Cet article prend pour objet le rapport à l’expertise médicale des mères d’enfants de moins de 3 ans de classes moyennes et supérieures ayant recours aux médecines alternatives pour leur·s enfant·s. L’exploitation de l’enquête longitudinale « Elfe » montre d’abord que les mères de classes moyennes et supérieures natives sont surreprésentées parmi celles qui déclarent y recourir. L’approche quantitative montre ensuite que ces mères respectent davantage les prescriptions sanitaires que les autres, sauf en matière de vaccination pour leur·s enfant·s. L’approche qualitative, enfin, propose une typologie de leurs rapports à l’expertise médicale. Cette typologie distingue quatre cas : les mères qui intègrent des soins complémentaires pour leur·s enfant·s pour des problèmes de santé jugés hors du champ de la médecine ; celles qui cherchent des solutions « efficaces » à des problèmes de santé que la médecine n’a pas réussi à résoudre ; celles qui désirent soigner leur·s enfant·s « autrement », en adoptant une approche préventive ; enfin, les mères, politisées sur les questions de santé, qui vivent de manière alternative. |
|---|