Une sociologie du rendement social
En tant que forme d’organisation sociale de la production, la coopérative citoyenne lance un défi aux termes analytiques des sciences sociales : fréquemment analysée à l’aune de la « tension » entre ses objectifs militants et ses objectifs productifs, ses modes de régulation sont généralement stéréo...
Salvato in:
| Autori principali: | , |
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| Natura: | Article ou chapitre numérique |
| Lingua: | Français |
| Pubblicazione: |
2021
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| Soggetti: | |
| Accesso online: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Riassunto: | En tant que forme d’organisation sociale de la production, la coopérative citoyenne lance un défi aux termes analytiques des sciences sociales : fréquemment analysée à l’aune de la « tension » entre ses objectifs militants et ses objectifs productifs, ses modes de régulation sont généralement stéréotypés. À partir d’une enquête portant sur trois coopératives citoyennes d’énergie renouvelable, cet article propose un modèle analytique permettant de poser à nouveaux frais la question de l’articulation des valeurs productives et militantes pesant sur les « entreprises sociales ». À travers les différentes épreuves d’organisation – formalisation du projet, recrutement des coopérants, financement, rédaction des statuts, décisions d’investissement, gestion des bénéfices –, l’analyse fait ressortir le caractère contingent et segmenté de l’articulation entre les performances militantes et productives de la coopérative. En dernière analyse, ce caractère contingent peut s’expliquer par l’existence d’une valeur spécifique orientant le travail d’organisation de l’entreprise sociale : l’augmentation de son rendement social. |
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