Politique de recherche nationale et risque environnemental global
La « crise de l'ozone » a transformé les sciences de l'atmosphère. Sur le plan politique, elle a entrainé une reconfiguration des discussions internationales sur l'environnement, aujourd'hui bien documentée. Mais comment la question de la pollution par les chlorofluorocarbones (C...
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| Main Authors: | , |
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| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Language: | Français |
| Published: |
2020
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| Subjects: | |
| Online Access: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Summary: | La « crise de l'ozone » a transformé les sciences de l'atmosphère. Sur le plan politique, elle a entrainé une reconfiguration des discussions internationales sur l'environnement, aujourd'hui bien documentée. Mais comment la question de la pollution par les chlorofluorocarbones (CFC) a-t-elle influencé les relations entre savants et politiques en France, au cours des années 1970 ? Quels sont les tenants et aboutissants du soutien dont les spécialistes français de la stratosphère ont bénéficié, dans la première phase de cette crise ? L'article propose de le saisir à travers le prisme offert par les archives de la Délégation générale à la recherche scientifique et technique (DGRST), organisme qui a constitué l'un des vecteurs importants de ce soutien, avec la mise en place d'une « action concertée » (AC) dédiée à la physico-chimie de la stratosphère (1976-1981). L'exploitation de ces archives permet de montrer comment la nécessité d'une coopération internationale s'est articulée avec des enjeux de souveraineté nationale, au sujet d'une crise environnementale globale. Elle permet aussi d'analyser la teneur des interactions entre décideurs scientifiques et politiques, au sein du dispositif des AC. S'il démultiplie les forces de recherche, il apparait aussi comme un lieu important de définition de la « recherche utile », dans lequel les chercheurs sont directement confrontés aux attentes du pouvoir politique. |
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