Ségrégation et incorporation des immigrés en France

En multipliant les approches méthodologiques, cet article brosse le paysage ségrégatif des immigrés en France de 1968 à 2007, grâce à l’utilisation inédite des données de six recensements. De 1968 à 2007, l’intensité de la ségrégation française a baissé au niveau de chaque origine nationale de migra...

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Auteurs principaux: Pan Ké Shon, Jean-Louis, Verdugo, Gregory
Format: Article ou chapitre numérique
Langue:Français
Publié: 2014
Sujets:
Accès en ligne:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Description
Résumé:En multipliant les approches méthodologiques, cet article brosse le paysage ségrégatif des immigrés en France de 1968 à 2007, grâce à l’utilisation inédite des données de six recensements. De 1968 à 2007, l’intensité de la ségrégation française a baissé au niveau de chaque origine nationale de migrants, mais a progressé pour les immigrés pris ensemble. La baisse par origine nationale vient des effets conjoints de la rétraction des quartiers très ségrégués et des quartiers d’entre-soi de natifs. Quant à la hausse de la ségrégation des immigrés pris ensemble, elle trouve sa source dans la recomposition de l’immigration – d’européenne à non européenne – au cours de ces quarante ans. L’étude montre aussi l’absence de quartiers peuplés d’une unique origine nationale. Enfin, la focalisation sur les « quartiers dont on parle » masque l’incorporation résidentielle de la très grande majorité des migrants, même non européens, contrariant ainsi les fréquentes représentations d’une immigration ghettoïsée.