Classement, déclassement, reclassement sur le marché résidentiel

À partir de l’exemple des occupants de logements dégradés parisiens, cet article s’intéresse à l’importance de l’habitat dans les mécanismes de classement social et aux interdépendances entre les positions sociales et résidentielles chez ces personnes précaires. L’occupation d’un logement disqualifi...

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מידע ביבליוגרפי
מחבר ראשי: Dietrich-Ragon, Pascale
פורמט: Article ou chapitre numérique
שפה:Français
יצא לאור: 2013
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גישה מקוונת:Accès Université d'Orléans et IFPM
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סיכום:À partir de l’exemple des occupants de logements dégradés parisiens, cet article s’intéresse à l’importance de l’habitat dans les mécanismes de classement social et aux interdépendances entre les positions sociales et résidentielles chez ces personnes précaires. L’occupation d’un logement disqualifié implique une dégradation du statut dans la société, surtout pour les personnes qui font l’expérience du « déclassement résidentiel » ( i.e. ne parvenant pas à se loger convenablement malgré leur relative intégration, en raison de la conjoncture immobilière). Loin d’être passifs, les mal-logés tentent de lutter contre cette déchéance et aspirent à un reclassement tant résidentiel que social grâce au logement social. Cependant, pour les plus démunis, le relogement peut être porteur d’un certain malaise quand il s’accompagne d’un « surclassement résidentiel », c’est-à-dire lorsque le statut social n’est pas « à la hauteur » du nouveau statut résidentiel. Dans leur cas, les positions résidentielle et sociale fonctionnent comme des vases communicants : contraints d’arbitrer entre logement et consommation, il leur est impossible de s’élever dans l’une des hiérarchies sans se voir rabaisser dans l’autre. Ordres social et résidentiel sont donc étroitement imbriqués et toute modification dans l’un des ordres non suivie d’une modification similaire dans l’autre ordre a des effets psychologiques et sociaux importants.