Réponse à Laurent Jeanpierre

Distincts des focus groups comme des entretiens menés en face à face, les entretiens collectifs in situ n’ont pas encore trouvé leur place dans le répertoire des outils à la disposition des chercheurs en sciences sociales. À partir d’une expérience de recherche en sociologie électorale, notre obje...

وصف كامل

محفوظ في:
التفاصيل البيبلوغرافية
المؤلف الرئيسي: Menger, Pierre-Michel
التنسيق: Article ou chapitre numérique
اللغة:Français
منشور في: 2012
الوصول للمادة أونلاين:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
id cairn-RFS_531_0117
record_format cairn
language Français
format Article ou chapitre numérique
building 0/Bibliothèque numérique/
1/Bibliothèque numérique/Cairn/
description Distincts des focus groups comme des entretiens menés en face à face, les entretiens collectifs in situ n’ont pas encore trouvé leur place dans le répertoire des outils à la disposition des chercheurs en sciences sociales. À partir d’une expérience de recherche en sociologie électorale, notre objectif est ici de souligner la spécificité des données produites dans ce cadre et leur particulière adéquation à la prise en compte des déterminants contextuels des comportements individuels. Interrogés ensemble dans les espaces où ils ont l’habitude de se retrouver, les conjoints, les amis, les collègues, les voisins assument dans les entretiens collectifs des comportements politiques qu’ils taisent dans d’autres situations d’enquête. Mais ils donnent aussi et surtout à voir les relations qu’ils entretiennent entre eux et les processus d’influence, de pression, d’entraînement électoral qu’elles peuvent alimenter. On dispose donc là d’un instrument adapté à la compréhension de ce que recouvre notamment, aujourd’hui, la dimension collective de l’acte de vote.
author Menger, Pierre-Michel
spellingShingle Menger, Pierre-Michel
Réponse à Laurent Jeanpierre
author_facet Menger, Pierre-Michel
author_sort Menger, Pierre-Michel
title Réponse à Laurent Jeanpierre
title_short Réponse à Laurent Jeanpierre
title_full Réponse à Laurent Jeanpierre
title_fullStr Réponse à Laurent Jeanpierre
title_full_unstemmed Réponse à Laurent Jeanpierre
title_sort réponse à laurent jeanpierre
publishDate 2012
container_title
container_issue
url https://ezproxy.univ-orleans.fr/login?url=https://shs.cairn.info/revue-francaise-de-sociologie-1-2012-1-page-117?lang=en
https://ezproxy.univ-orleans.fr/login?url=https://doi.org/10.3917/rfs.531.0117
_version_ 1877246589092757504
spelling cairn-RFS_531_0117RFS1Revue française de sociologie https://shs.cairn.info/revue-francaise-de-sociologie-1-2012-1-page-117?lang=en https://doi.org/10.3917/rfs.531.0117 Réponse à Laurent Jeanpierre Menger, Pierre-Michel2012 fre Revue française de sociologie | 53 | 1 | 2012-02-01 | p. 117-126 | 0035-2969 RFS_53181 Distincts des focus groups comme des entretiens menés en face à face, les entretiens collectifs in situ n’ont pas encore trouvé leur place dans le répertoire des outils à la disposition des chercheurs en sciences sociales. À partir d’une expérience de recherche en sociologie électorale, notre objectif est ici de souligner la spécificité des données produites dans ce cadre et leur particulière adéquation à la prise en compte des déterminants contextuels des comportements individuels. Interrogés ensemble dans les espaces où ils ont l’habitude de se retrouver, les conjoints, les amis, les collègues, les voisins assument dans les entretiens collectifs des comportements politiques qu’ils taisent dans d’autres situations d’enquête. Mais ils donnent aussi et surtout à voir les relations qu’ils entretiennent entre eux et les processus d’influence, de pression, d’entraînement électoral qu’elles peuvent alimenter. On dispose donc là d’un instrument adapté à la compréhension de ce que recouvre notamment, aujourd’hui, la dimension collective de l’acte de vote. In situ group interviews, to be distinguished from focus groups and face-to-face individual interviews, have not yet found their rightful place among the tools available to social science researchers. This article, based on research experience in sociology of voting, points up the specificity of information produced in the in situ group framework and its particular usefulness in accounting for the contextual determinants of individual behavior. Questioned together in spaces where they habitually meet, couples and small groups of friends, colleagues and neighbors are willing to speak of or admit to political behavior they do not mention in other survey situations. But above all, this situation makes visible the relationships between respondents, including influence, pressure, and the bandwagon behavior those relationships may induce. In situ group interviews are thus a fitting tool for improving our understanding of what is implied today in the collective dimension of the act of voting. A varias voces. Lo que las entrevistas colectivas in situ pueden aportar a la sociología de los votos. Muy distintos de los focus groups como de las entrevistas llevadas frente a frente, las entrevistas in situ, todavía no han encontrado su espacio en el repertorio de los instrumentos puestos a la disposición de los investigadores en ciencias sociales. En base a una experiencia de investigación en sociología electoral, nuestro objetivo es señalar la especificidad de los datos obtenidos en ese cuadro y su particular adecuación para tomar en cuenta las determinantes contextuales de los comportamientos individuales. Interrogados conjuntamente en los lugares en los cuales tienen costumbre de encontrarse, los esposos, los amigos, los colegas, los vecinos asumen en las entrevistas colectivas comportamientos políticos que se callan en otras situaciones de encuesta. Pero también y sobre todo hacen ver las relaciones que mantienen entre sí como son los procesos de influencia, de presión, de arrastre electoral que pueden alimentar. En consecuencia se dispone de un instrumento adaptado a la comprensión de lo que recupera netamente, hoy, la dimensión colectiva del acto del voto. Mehrstimmigkeit. Was gemeinschaftliche Gespräche in situ der Wahlsoziologie zuführen können. Im Unterschied zu den focus groups geführt als gegenseitige Gespräche, haben die gemeinschaftlichen Gespräche in situ noch nicht ihren Platz im Verzeichnis der Werkzeuge für die Forscher in Sozialwissenschaften gefunden. Ausgehend von einer Forschungserfahrung in der Wahlsoziologie, wollen wir hier die Eigenheit der in diesem Rahmen produzierten Daten unterstreichen, sowie deren besondere Eignung zur Berücksichtigung von kontextuellen Determinanten der individuellen Verhaltensweisen. Die Ehepartner, die Freunde, die Kollegen, die Nachbarn, die gemeinsam in den Räumen befragt wurden, wo sie sich gewöhnlich treffen, übernehmen in diesen gemeinschaftlichen Gesprächen politische Verhaltensweisen, die sie bei anderen Umfragesituationen nicht äussern würden. Sie zeigen aber auch und besonders die miteinander gepflegten Beziehungen und die Prozesse von Einfluss, Druck und Mitgehen bei Wahlen auf, die diese Beziehungen bewirken können. Somit wurde ein Werkzeug zum Verständnis dessen geschaffen, was heute besonders hinter der kollektiven Dimension der Abstimmung steckt.Cairn free access