Réponse à Laurent Jeanpierre

Distincts des focus groups comme des entretiens menés en face à face, les entretiens collectifs in situ n’ont pas encore trouvé leur place dans le répertoire des outils à la disposition des chercheurs en sciences sociales. À partir d’une expérience de recherche en sociologie électorale, notre obje...

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Auteur principal: Menger, Pierre-Michel
Format: Article ou chapitre numérique
Langue:Français
Publié: 2012
Accès en ligne:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Description
Résumé:Distincts des focus groups comme des entretiens menés en face à face, les entretiens collectifs in situ n’ont pas encore trouvé leur place dans le répertoire des outils à la disposition des chercheurs en sciences sociales. À partir d’une expérience de recherche en sociologie électorale, notre objectif est ici de souligner la spécificité des données produites dans ce cadre et leur particulière adéquation à la prise en compte des déterminants contextuels des comportements individuels. Interrogés ensemble dans les espaces où ils ont l’habitude de se retrouver, les conjoints, les amis, les collègues, les voisins assument dans les entretiens collectifs des comportements politiques qu’ils taisent dans d’autres situations d’enquête. Mais ils donnent aussi et surtout à voir les relations qu’ils entretiennent entre eux et les processus d’influence, de pression, d’entraînement électoral qu’elles peuvent alimenter. On dispose donc là d’un instrument adapté à la compréhension de ce que recouvre notamment, aujourd’hui, la dimension collective de l’acte de vote.