Mesurer la confiance, dénoncer la défiance : deux économistes au chevet du modèle social français
À partir d’un examen minutieux du livre de Yann Algan et Pierre Cahuc, La société de défiance. Comment le modèle social français s’autodétruit, cet article s’interroge sur le rôle qu’il est possible d’attribuer à la confiance interpersonnelle dans l’explication des phénomènes économiques et sociau...
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| Auteurs principaux: | , |
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| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Langue: | Français |
| Publié: |
2009
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| Accès en ligne: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Résumé: | À partir d’un examen minutieux du livre de Yann Algan et Pierre Cahuc, La société de
défiance. Comment le modèle social français s’autodétruit, cet article s’interroge sur le rôle
qu’il est possible d’attribuer à la confiance interpersonnelle dans l’explication des phénomènes économiques et sociaux. Il souligne que, si le faible degré de confiance interpersonnelle
des Français, tel qu’il est enregistré dans les grandes enquêtes internationales, n’est guère
contestable, sa traduction en termes de défiance généralisée est en revanche problématique ;
de même, la démonstration de l’évolution historique de la confiance des Français et les
déductions auxquelles se livrent les auteurs en ce qui concerne le système d’État-providence
sont également très discutables. Le succès qu’a néanmoins rencontré cet ouvrage en 2008
amène alors à s’interroger sur le rôle des experts dans le débat public, mais aussi sur les
effets politiques et sociaux de leurs conclusions, présentées comme le résultat d’une
démonstration scientifique. |
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