La mobilité sociale descendante et ses conséquences politiques : recomposition de l'univers de valeurs et préférence partisane
Cet article se propose d’étudier les conséquences politiques de la mobilité intergénérationnelle descendante au sein de la population salariée. Dans une première partie, ce sont les effets de la mobilité descendante sur les valeurs et attitudes politiques qui figurent au cœur de l’analyse. Dans un...
Uloženo v:
| Hlavní autor: | |
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| Médium: | Article ou chapitre numérique |
| Jazyk: | Français |
| Vydáno: |
2006
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| On-line přístup: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Shrnutí: | Cet article se propose d’étudier les conséquences politiques de la mobilité intergénérationnelle descendante au sein de la population salariée. Dans une première partie, ce sont les
effets de la mobilité descendante sur les valeurs et attitudes politiques qui figurent au cœur
de l’analyse. Dans une seconde partie, il s’agit de passer à une analyse des effets des trajectoires descendantes sur le positionnement partisan.
Concernant les valeurs et attitudes politiques, notre analyse des données du Panel électoral français 2002 (Cevipof-Cecop-Cidsp) souligne la force de l’effet « position » : pour trois
des quatre dimensions étudiées (ethnocentrisme, autoritarisme, libéralisme économique), les
mobiles descendants ont plutôt tendance à adopter les attitudes en vigueur dans leur groupe
d’accueil. Cependant, dans la mesure où c’est un effet « origine » qui est mis en évidence
dans le cas de la préoccupation sociale, il semble qu’il faille conclure à une recomposition
originale de l’univers axiologique des mobiles descendants considéré dans son ensemble.
Dans le cadre de la tripartition de l’espace politique, cette recomposition originale du
système de valeurs des mobiles descendants se traduit par un ancrage partisan particulier :
dans le cas de la préférence partisane déclarée, la mobilité descendante introduit bien un
effet propre, celui d’un attrait relatif pour l’extrême droite. Deux hypothèses sont formulées
pour tenter d’expliquer ce résultat : le sentiment de frustration relative qui accompagne la
mobilité descendante d’une part, et la recomposition originale du discours économique et
social des « déclassés » d’autre part. |
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