La sociologie de la morale est-elle soluble dans la philosophie ?

Paru en 1903, La morale et la science des mœurs peut sembler marquer un tournant sociologique de Lucien Lévy-Bruhl, qui annonce en partie ses travaux ultérieurs. C’est cependant un ouvrage de philosophie, ou d’épistémologie, s’adressant aux philosophes pour les convaincre d’abandonner la construc...

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Auteur principal: Merllié, Dominique
Format: Article ou chapitre numérique
Langue:Français
Publié: 2004
Accès en ligne:Accès Université d'Orléans et IFPM
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Description
Résumé:Paru en 1903, La morale et la science des mœurs peut sembler marquer un tournant sociologique de Lucien Lévy-Bruhl, qui annonce en partie ses travaux ultérieurs. C’est cependant un ouvrage de philosophie, ou d’épistémologie, s’adressant aux philosophes pour les convaincre d’abandonner la construction de « morales théoriques », qui ne peuvent être scientifiques et céderont nécessairement la place à une « science des mœurs », de nature sociologique. Bien accueilli chez les sociologues durkheimiens, mais au moment même où Durkheim renonce à l’attitude d’opposition que Lévy-Bruhl systématise, cet ouvrage a soulevé de nombreuses protestations chez les philosophes. Lévy-Bruhl présente lui-même, en 1906, une synthèse de ces critiques dans une réponse sans concession. Une trentaine d’années plus tard, Georges Gurvitch rédige un livre pour affirmer au contraire la double nécessité et la complémentarité des deux approches, philosophique et sociologique, des phénomènes moraux.