Présentation
Dans cet essai, nous nous référons à la distinction que fait Bourdieu entre capital économique, capital culturel et capital social, et suggérons d’élargir le concept de capital culturel pour y inclure une dimension supplémentaire : celle des compétences pratiques. Nous explorons ainsi la façon don...
Enregistré dans:
| Auteur principal: | |
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| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Langue: | Français |
| Publié: |
2003
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| Accès en ligne: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Résumé: | Dans cet essai, nous nous référons à la distinction que fait Bourdieu entre capital économique, capital culturel et capital social, et suggérons d’élargir le concept de capital culturel
pour y inclure une dimension supplémentaire : celle des compétences pratiques. Nous
explorons ainsi la façon dont ces compétences pratiques (en tant que part du capital culturel)
sont liées au capital économique et social. En fondant notre travail sur des entretiens individuels réalisés auprès d’un échantillon de population vivant dans quatre quartiers pauvres de
Cologne, en Allemagne, nous testons notre proposition de manière empirique pour en conclure que les compétences pratiques peuvent effectivement être converties en capital économique et social. Nos constatations montrent que les personnes recevant des aides publiques
convertissent leurs compétences pratiques en capital économique beaucoup plus que les
autres. Cette conversion dépend de l’importance du réseau social, donc du capital social de
la personne en question. Nos conclusions confortent l’argument théorique selon lequel les
compétences pratiques peuvent être inclues dans le concept de capital culturel. |
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