À propos de l’ouvrage d’Étienne Ollion, Raison d’État. Histoire de la lutte contre les sectes en France, Paris, La Découverte, 2017, 242 p., annexes, bibliographie.
Les approches contemporaines de la corruption politique ont donné congé à la théorie morale pour concevoir la corruption comme un mal proprement politique. L’analyse institutionnelle condamne la corruption comme une atteinte portée à nos institutions, rendues incapables de réaliser leurs fonctions e...
Guardat en:
| Autor principal: | |
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| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Idioma: | Français |
| Publicat: |
2019
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| Accés en línia: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Sumari: | Les approches contemporaines de la corruption politique ont donné congé à la théorie morale pour concevoir la corruption comme un mal proprement politique. L’analyse institutionnelle condamne la corruption comme une atteinte portée à nos institutions, rendues incapables de réaliser leurs fonctions essentielles, et l’analyse relationnelle dénonce l’injustice relationnelle dont sont coupables les agents publics corrompus. Nous commentons tour à tour ces deux approches et proposons de les compléter avec une analyse contractualiste : d’après celle-ci, la corruption politique est moralement injustifiable, en un sens analogue à la manipulation et à la rupture de promesse, car elle consiste en une violation des attentes que les agents publics nous ont conduits à former à propos de la manière dont ils doivent exercer leurs fonctions. |
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