À propos de Bruno Karsenti, D’une philosophie à l’autre. Les sciences sociales et la politique des modernes, Paris, Gallimard, 2013 (Nrf Essais), 368 p., index ; et Guillaume Calafat, Cécile Lavergne, Éric Monnet (coord.), « Philosophies et sciences sociales », Tracés. Revue de Sciences humaines, hors-série, 2013, 240 p.

Dans son Projet de paix perpétuelle, Kant ne cesse d’achopper sur un même problème : comment instituer un cosmopolitisme libéral sans dissoudre les communautés politiques ? Plutôt que d’avancer l’hypothèse d’une unification politique mondiale à venir, Kant propose l’instauration d’un droit cosmopol...

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Tác giả chính: Gautier, Claude
Định dạng: Article ou chapitre numérique
Ngôn ngữ:Français
Được phát hành: 2014
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Tóm tắt:Dans son Projet de paix perpétuelle, Kant ne cesse d’achopper sur un même problème : comment instituer un cosmopolitisme libéral sans dissoudre les communautés politiques ? Plutôt que d’avancer l’hypothèse d’une unification politique mondiale à venir, Kant propose l’instauration d’un droit cosmopolitique à l’hospitalité ordonné selon une division nette. Au droit inconditionnel de la visite répond le privilège de la résidence. Si la visite est la prérogative de l’individu, la résidence est celle de la communauté politique. Contestant cette distinction, cet article avance que la recherche d’une démarcation entre la visite et la résidence est ultimement vouée à l’échec car la construction d’une communauté cosmopolite passe précisément par la dissolution de ce qui fait obstacle à la continuité entre l’un et l’autre.