À propos de Stéphane Haber, Penser le néocapitalisme. Vie, capital et aliénation, Paris, Les Prairies ordinaires, 2013 (Essais), 352 p. ; Béatrice Hibou (dir.), La bureaucratisation néolibérale, Paris, La Découverte, 2013 (Recherches), 328 p. ; et Maurizio Lazzarato, La fabrique de l’homme endetté. Essai sur la condition néolibérale, Paris, Éditions Amsterdam, 2011, 126 p.

Dans son Projet de paix perpétuelle, Kant ne cesse d’achopper sur un même problème : comment instituer un cosmopolitisme libéral sans dissoudre les communautés politiques ? Plutôt que d’avancer l’hypothèse d’une unification politique mondiale à venir, Kant propose l’instauration d’un droit cosmopol...

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Hlavní autor: Skornicki, Arnault
Médium: Article ou chapitre numérique
Jazyk:Français
Vydáno: 2014
On-line přístup:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
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Shrnutí:Dans son Projet de paix perpétuelle, Kant ne cesse d’achopper sur un même problème : comment instituer un cosmopolitisme libéral sans dissoudre les communautés politiques ? Plutôt que d’avancer l’hypothèse d’une unification politique mondiale à venir, Kant propose l’instauration d’un droit cosmopolitique à l’hospitalité ordonné selon une division nette. Au droit inconditionnel de la visite répond le privilège de la résidence. Si la visite est la prérogative de l’individu, la résidence est celle de la communauté politique. Contestant cette distinction, cet article avance que la recherche d’une démarcation entre la visite et la résidence est ultimement vouée à l’échec car la construction d’une communauté cosmopolite passe précisément par la dissolution de ce qui fait obstacle à la continuité entre l’un et l’autre.