Quand les milieux populaires se rendent aux urnes

Cet article présente les résultats d’une étude sur la mobilisation et la production des choix électoraux dans un quartier pauvre de la banlieue de Brasilia réalisée à l’occasion des élections de 2010. L’objectif est ici d’expliquer les taux de participation très élevés enregistrés dans ce quartier p...

Descripció completa

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Dades bibliogràfiques
Autors principals: Braconnier, Céline, Dormagen, Jean-Yves, de Castro Rocha, Daniella
Format: Article ou chapitre numérique
Idioma:Français
Publicat: 2013
Accés en línia:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Descripció
Sumari:Cet article présente les résultats d’une étude sur la mobilisation et la production des choix électoraux dans un quartier pauvre de la banlieue de Brasilia réalisée à l’occasion des élections de 2010. L’objectif est ici d’expliquer les taux de participation très élevés enregistrés dans ce quartier pourtant très populaire et faiblement politisé. La dimension « obligatoire » du vote en est un facteur essentiel à condition de ne pas la réduire à sa dimension de norme contraignante pesant sur les électeurs. L’étude souligne également les effets que cette obligation induit sur la production des campagnes électorales. Elle constitue, en effet, une puissante incitation pour les candidats à produire une offre attractive y compris en direction des publics les moins politisés. L’observation localisée montre ainsi que les taux de participation très élevés que l’on enregistre dans cet environnement populaire résultent, en grande partie, d’un intense campaigning qui repose principalement sur des transactions de type clientélaire, sur l’activation des structures d’encadrement, sur des interactions directes et la présence de relais d’opinion plus ou moins professionnalisés et bien insérés dans le tissu social.