Réseaux dormants, contingence et structures
RésuméUne enquête ethnographique dans la région de Sidi Bouzid, berceau de la révolution tunisienne de 2010-2011, permet de montrer que, contrairement à la plupart des analyses sur la question, on ne peut ni parler de « spontanéité » du mouvement révolutionnaire, ni, à l’inverse, rabattre ce dernier...
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| 第一著者: | |
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| フォーマット: | Article ou chapitre numérique |
| 言語: | Français |
| 出版事項: |
2012
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| オンライン・アクセス: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| 要約: | RésuméUne enquête ethnographique dans la région de Sidi Bouzid, berceau de la révolution tunisienne de 2010-2011, permet de montrer que, contrairement à la plupart des analyses sur la question, on ne peut ni parler de « spontanéité » du mouvement révolutionnaire, ni, à l’inverse, rabattre ce dernier sur des « causes » structurelles et exogènes. Les entretiens menés auprès des protagonistes soulignent plutôt la présence de réseaux dormants formés par des militants politiques et syndicalistes, finement articulés à des mobilisations localisées de groupes plus faiblement politisés, et mobilisés à la faveur de facteurs en partie contingents. On montre ainsi les ressorts pratiques de la politisation et de la désectorisation permettant tout à la fois le passage au politique de groupes hétérogènes et la remise en cause du régime. |
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