Constructions savantes et légitimation des politiques européennes
RésuméEn France, des corporations savantes ont acquis un monopole sur l’étude de la vigne et du vin, en promouvant un contrôle national des techniques de vinification. En 1998, le gouvernement les mobilise pour faire barrage aux prétentions de la Commission européenne sur ce terrain. Des réseaux sci...
Sábháilte in:
| Príomhchruthaitheoir: | |
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| Formáid: | Article ou chapitre numérique |
| Teanga: | Français |
| Foilsithe / Cruthaithe: |
2010
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| Rochtain ar líne: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Achoimre: | RésuméEn France, des corporations savantes ont acquis un monopole sur l’étude de la vigne et du vin, en promouvant un contrôle national des techniques de vinification. En 1998, le gouvernement les mobilise pour faire barrage aux prétentions de la Commission européenne sur ce terrain. Des réseaux scientifiques internationaux se constituent dans le même temps, en appui sur de nouvelles formes d’expertise. Des chercheurs français s’y insèrent et en tirent des arguments pour contester la hiérarchie académique établie. Ils invoquent l’apparition d’un « nouveau consommateur » dont les attentes imposeraient un assouplissement des pratiques œnologiques. Pour obtenir un transfert de compétence en sa faveur, la Commission s’empare de ces analyses. L’exemple de la politique vitivinicole permet ainsi d’étudier le rôle des chercheurs dans la légitimation des réformes européennes. |
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