Xénophobie, « cultures politiques » et théories de la menace
RésuméCet article vise à expliquer les différences nationales de xénophobie en Europe de l’Ouest (UE15).L’exploitation de grandes enquêtes européennes par sondage nous permet d’abord de proposer une mesure comparée des attitudes xénophobes. Partant ensuite des « théories de la menace » (threat theor...
Spremljeno u:
| Glavni autor: | |
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| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Jezik: | Français |
| Izdano: |
2008
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| Online pristup: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Sažetak: | RésuméCet article vise à expliquer les différences nationales de xénophobie en Europe de l’Ouest (UE15).L’exploitation de grandes enquêtes européennes par sondage nous permet d’abord de proposer une mesure comparée des attitudes xénophobes. Partant ensuite des « théories de la menace » (threat theories), qui fondent la plupart des comparaisons internationales des attitudes xénophobes, nous montrons que les phénomènes contextuels réputés induire le sentiment d’une menace– au premier rang desquels l’immigration – ne suffisent pas pour comprendre les différences nationales de xénophobie. D’un autre côté, les explications en termes de « cultures politiques »ou « d’ouverture culturelle » (que mesure notamment le capital social) se révèlent également insuffisantes. Revenant alors aux intuitions historiques de Myrdal, nous montrons que seul un modèle alternatif des facteurs contextuels (nationaux) de la xénophobie peut permettre de comprendre les différences observées. Ces dernières passent par des « effets de compensation » entre phénomènes induisant d’un côté le sentiment d’une menace et renvoyant de l’autre à des caractéristiques davantage structurelles ou de « culture politique » des sociétés étudiées. |
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