Tocqueville face au thème de la « nouvelle aristocratie »
RésuméL’un des facteurs expliquant les lenteurs et les réticences pour instituer des partis politiques en France se trouve dans l’histoire d’une notion omniprésente au 19e siècle : la « nouvelle aristocratie ». Longtemps les courants politiques et les auteurs confondent la question de la classe gouv...
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| Autore principale: | |
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| Natura: | Article ou chapitre numérique |
| Lingua: | Français |
| Pubblicazione: |
2006
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| Accesso online: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Riassunto: | RésuméL’un des facteurs expliquant les lenteurs et les réticences pour instituer des partis politiques en France se trouve dans l’histoire d’une notion omniprésente au 19e siècle : la « nouvelle aristocratie ». Longtemps les courants politiques et les auteurs confondent la question de la classe gouvernante, celle de l’organisation du suffrage et celle d’une sociabilité à inventer pour dépasser l’atomisme légué par la Révolution française. La « nouvelle aristocratie » répond confusément à ces trois attentes, comme on le voit chez Guizot, en polémique avec Tocqueville, et chez Tocqueville lui-même, qui réfute la notion, mais ne conçoit pas véritablement l’organisation partisane moderne. C’est Ernest Duvergier de Hauranne qui jette les bases d’une conception du parti comme instance de programme, agent de mobilisation du vote et producteur de notables locaux au service du parti. En étudiant les États-Unis (1866) et l’Angleterre (1868), il se sépare clairement du fantôme persistant chez les Orléanistes de la « nouvelle aristocratie ». |
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