Faire la guerre, mais laquelle ? Les institutions militaires des États-unis entre identités bureaucratiques et préférences stratégiques
Résumé Cet article s’attache à expliquer la réticence des hauts responsables militaires américains à s’engager dans des opérations autres que la guerre et leur préférence pour des guerres peu meurtrières, en combinant des approches rationalistes avec celles dites réflexives. La radicalisation de la...
Enregistré dans:
| Hovedforfatter: | |
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| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Sprog: | Français |
| Udgivet: |
2003
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| Online adgang: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Summary: | Résumé
Cet article s’attache à expliquer la réticence des hauts responsables militaires américains à s’engager dans des opérations autres que la guerre et leur préférence pour des guerres peu meurtrières, en combinant des approches rationalistes avec celles dites réflexives. La radicalisation de la tendance à l’évitement des pertes se laisse comprendre par la menace des intérêts corporatistes de l’institution militaire américaine dans l’ère post-soviétique. La finalité de « la moindre mort » offre à l’armée américaine des perspectives budgétaires considérables. C’est toutefois l’approche constructiviste qui éclaire pourquoi l’institution militaire américaine a choisi, parmi toutes les options disponibles pour la défense de ses intérêts budgétaires, l’option de la minimisation des pertes. La plupart des alternatives – comme une participation accrue aux opérations de maintien de la paix – ne correspondaient pas à son référentiel identitaire exaltant la spécificité combative du métier des armes. En d’autres termes, à côté des intérêts corporatifs stables d’une institution militaire, il existe des intérêts malléables et dépendants d’une identité organisationnelle, comme le type de mission auquel une institution militaire aspire. |
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