James Burnham en France : l'import-export de la « révolution managériale » après 1945
Résumé En 1947, l’introduction réussie en France du livre de James Burnham, L’ère des organisateurs, constitue un analyseur stimulant pour tenter de comprendre les fondements et les arrière-plans de l’élaboration d’une nouvelle science de gouvernement qui affirme la domination d’une classe dirigean...
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| 第一著者: | |
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| フォーマット: | Article ou chapitre numérique |
| 言語: | Français |
| 出版事項: |
2003
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| オンライン・アクセス: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| 要約: | Résumé
En 1947, l’introduction réussie en France du livre de James Burnham, L’ère des organisateurs, constitue un analyseur stimulant pour tenter de comprendre les fondements et les arrière-plans de l’élaboration d’une nouvelle science de gouvernement qui affirme la domination d’une classe dirigeante sociologiquement inédite, la classe des managers. En étudiant les conditions sociales qui ont présidé à la réception de la théorie de la « révolution managériale », c’est-à-dire à une entreprise singulière d’export/import de la pensée d’un « savant hybride » situé au croisement du champ universitaire et du champ politique à l’image des intellectuels new-yorkais, l’auteur entend montrer combien une telle production scientifique doit pouvoir être replacée dans le cadre d’une entreprise politique qui cherche à la fois à définir les termes de la rationalisation de l’organisation politique et à conduire, dans le contexte de la guerre froide, soutenue en cela par la CIA, la lutte anticommuniste. La rencontre entre Burnham, universitaire et dirigeant trotskiste américain converti, et Aron, introducteur de Burnham en France, se déploie en réalité au sein de ce que l’auteur propose d’appeler une Internationale des intellectuels anticommunistes. |
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