SALMON (Frédéric) – Atlas électoral de la France (1848-2001). – Paris, Le Seuil, 2001.

Résumé La théorie évolutionniste de F. A. von Hayek entend fournir tout à la fois une explication de la production des règles (juridiques et autres) de la société et une justification de leur légitimité. Contrairement à ce qu’affirment beaucoup de commentateurs, la théorie visée s’acquitte remarquab...

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التفاصيل البيبلوغرافية
المؤلف الرئيسي: Bussi, Michel
التنسيق: Article ou chapitre numérique
اللغة:Français
منشور في: 2003
الوصول للمادة أونلاين:Accès Université d'Orléans et IFPM
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الملخص:Résumé La théorie évolutionniste de F. A. von Hayek entend fournir tout à la fois une explication de la production des règles (juridiques et autres) de la société et une justification de leur légitimité. Contrairement à ce qu’affirment beaucoup de commentateurs, la théorie visée s’acquitte remarquablement de la première tâche, évitant subtilement les écueils respectifs du déterminisme et de l’historicisme. Elle échoue, par contre, dans la seconde. Le processus de sélection ne peut reposer, selon Hayek, sur aucune espèce de critère transcendantal, mais les règles produites semblent aboutir à la cristallisation de certains principes inhérents au libéralisme et à la démocratie, lesquels principes ne sont plus susceptibles d’évoluer. Force est dès lors de constater que la conséquence, non voulue et même non reconnue, de cette théorie revient à soutenir que ces principes constituent le point d’aboutissement de la logique évolutive. En ce qui concerne le domaine juridique, l’histoire de l’Occident serait donc arrivé à un terme : au niveau principiel, le système normatif ne serait plus susceptible de progrès. Seule la formulation de ces principes intangibles – via des règles nouvelles – serait indéfiniment révisable au rythme des modifications (scientifiques, techniques, politiques, sociales ou autres) affectant notre société.