La représentation politique en Algérie entre médiation clientélaire et prédation (1997-2002)
Résumé À partir d’entretiens semi-directifs menés auprès de cinquante députés algériens en exercice, cet article se propose de construire quelques hypothèses pour une sociologie de la représentation politique issue du scrutin de juin 1997. Dans ce cadre d’analyse, il s’efforce de démontrer qu’en cre...
Enregistré dans:
| Auteur principal: | |
|---|---|
| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Langue: | Français |
| Publié: |
2003
|
| Accès en ligne: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Résumé: | Résumé
À partir d’entretiens semi-directifs menés auprès de cinquante députés algériens en exercice, cet article se propose de construire quelques hypothèses pour une sociologie de la représentation politique issue du scrutin de juin 1997. Dans ce cadre d’analyse, il s’efforce de démontrer qu’en creux du jeu politique désamorcé consacré par ces élections, il y a un jeu social au cours duquel individus et groupes sociaux, appareils de partis, pouvoirs local et central, instances formelles et informelles, intermédiaires et courtiers électoraux opèrent une transaction, un échange social et symbolique autour de l’offre électorale, dans le creuset des rapports de clientèle. L’article s’emploie à démontrer que c’est de son capital social et/ou de son art de mobilisation des liens primordiaux que dépend pour beaucoup la captation du député par les partis, dans un premier temps, et son élection dans un autre. Pris dans des rapports de « prédation réciproque » entre État et société qui s’énoncent dans le répertoire du clientélisme politique, le député algérien devient ainsi un agent de la médiation clientélaire. |
|---|