Les mobilisations des « sans »dans la France contemporaine :l'émergence d'un « radicalisme autolimité » ?
Résumé Cet article cherche à montrer en quoi l’analyse des mobilisations de groupes à faibles ressources dans la France des années 1990 (chômeurs, sans-papiers, mal-logés) peut être révélatrice d’un déplacement des enjeux et des modalités du conflit social. Ce déplacement pourrait s’apparenter au pa...
Bewaard in:
| Hoofdauteur: | |
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| Formaat: | Article ou chapitre numérique |
| Taal: | Français |
| Gepubliceerd in: |
2002
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| Online toegang: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Samenvatting: | Résumé
Cet article cherche à montrer en quoi l’analyse des mobilisations de groupes à faibles ressources dans la France des années 1990 (chômeurs, sans-papiers, mal-logés) peut être révélatrice d’un déplacement des enjeux et des modalités du conflit social. Ce déplacement pourrait s’apparenter au passage d’une visée de renversement de l’ordre social et politique à la mise en œuvre d’un « radicalisme autolimité », cherchant à susciter des évolutions sociétales profondes, mais sans remise en cause du cadre politique préexistant. On analyse donc dans un premier temps les stratégies de confrontation à l’État mises en œuvres par ces groupes et par leurs soutiens : politisation du rapport de dépendance, usages de l’illégalisme. Cette analyse donne à voir l’émergence d’une valeur de référence spécifique : celle de l’autonomie vis-à-vis des clôtures étatiques. La construction de cet horizon normatif s’accompagne de la formalisation d’un répertoire d’action spécifique : celui de la « désobéissance civique ». |
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