Revue des revues

Résumé Le développement récent de l’analyse des mouvements sociaux ne l’a pas tenue à l’abri des pièges croisés de l’objectivisme et du subjectivisme. Le premier écueil affecte le concept de structure des opportunités politiques : destiné à rendre compte des rapports que les mobilisations entretienn...

詳細記述

保存先:
書誌詳細
第一著者: Merle, Marcel
フォーマット: Article ou chapitre numérique
言語:Français
出版事項: 2002
オンライン・アクセス:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
その他の書誌記述
要約:Résumé Le développement récent de l’analyse des mouvements sociaux ne l’a pas tenue à l’abri des pièges croisés de l’objectivisme et du subjectivisme. Le premier écueil affecte le concept de structure des opportunités politiques : destiné à rendre compte des rapports que les mobilisations entretiennent avec leur environnement politique, ce concept pèche par son indéfinition, son statisme et son mécanisme. Le modèle subjectiviste des « cadres de l’expérience contestataire », qui envisage les processus d’engagement comme le résultat d’un alignement des perceptions respectives des militants et des organisations de mouvement social, apparaît, pour sa part, victime d’un lourd présupposé idéaliste et intellectualiste. L’article propose de surmonter ces difficultés en traçant la voie d’une analyse pragmatique de l’action collective, envisagée comme un domaine d’activité exigeant des compétences spécifiques et prenant place dans un univers de pratique et de sens relativement autonome : l’espace des mouvements sociaux.