Deux formes nationales d'opposition ouvrière à la délocalisation de Levi's
Résumé La fermeture simultanée, dans le Nord-Pas-de-Calais et en Flandre occidentale, de quatre unités de production appartenant à la multinationale Levi’s offrait un terrain d’enquête exemplaire pour une approche comparatiste de l’action collective. De part et d’autre de la frontière franco-belge,...
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| Formaat: | Article ou chapitre numérique |
| Taal: | Français |
| Gepubliceerd in: |
2001
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| Online toegang: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Samenvatting: | Résumé
La fermeture simultanée, dans le Nord-Pas-de-Calais et en Flandre occidentale, de quatre unités de production appartenant à la multinationale Levi’s offrait un terrain d’enquête exemplaire pour une approche comparatiste de l’action collective. De part et d’autre de la frontière franco-belge, la décision de l’employeur génère, de la part des ouvrières, des mouvements d’opposition dont les dissemblances se manifestent tant par les répertoires d’action mobilisés que par l’intensité des engagements. En outre, même si nombre de conditions propices à l’émergence d’une communauté de lutte unifiée sont réunies, l’absence de solidarité transnationale est patente. L’article souligne l’hétérogénéité de l’univers de représentations des collectivités belge et française, tout comme celle de leur identité collective, de leur culture protestataire et de leur potentiel de mobilisation. Il tente d’apporter des éléments de compréhension de ces divergences et des incompréhensions mutuelles qu’elles ont suscitées en les mettant en perspective avec les grandes évolutions socio-économiques qui ont scandé les deux régions d’implantation des usines condamnées. |
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